L’avenir professionnel avec l’impression 3D

L’impression 3D ou impression tridimensionnelle est actuellement en plein essor. Toutefois, quelles sont les possibilités de recrutement qu’elle offre en France ?

Quels profils pour faire l’impression 3D ?

L’impression tridimensionnelle permet de créer un objet via un procédé de fabrication nommé « procédé additive ». Ce processus a recours à la superposition de fines couches de matière. Les métaux, les plastiques, l’or et d’autres matières peuvent aussi être utilisées dans l’impression 3D. Les possibilités sont illimitées en ce qui concerne les domaines d’application. Le secteur est en plein essor et s’est démocratisé avec la concurrence avec l’arrivée sur le marché d’imprimantes moins onéreuses, à la portée des petites entreprises et aussi des particuliers.

La 3D intéresse aujourd’hui un nombre croissant d’industries, surtout les industries de pointe. D’après la 3D Natives, un site qui partage des articles sur l’impression 3D et le magazine le Monde Informatique, d’autres secteurs emploient l’impression 3D. A savoir : l’aéronautique, puis le secteur biomédical, et enfin les fabricants vendant des pièces sur internet. Mais les fabricants de voitures françaises maintiennent ses anciens procédés.

L’impression 3D : quels métiers en a besoin ? Quelles formations suivre ?

Les recrutements liés au nouveau concept d’impression 3D se font de plus en plus nombreux aux Etats-Unis. Ils se sont multipliés en deux en France, sur la période de janvier à décembre 2014. Cette technologie de pointe n’exige aucun profil particulier. Elle ne se limite plus aux techniciens et aux ingénieurs dans le domaine de l’industriel, les hommes du marketing qui sont capables de l’exploiter sont également recherchés. Freelancer, un site s’intéressant aux travailleurs indépendants, a aussi remarqué une augmentation des demandes de spécialistes de l’impression 3D.

Pour ce qui est de la formation, il n’existe pas de grande formation pour se spécialiser en 3D en France. Si l’on veut exercer une fonction dans le secteur, avoir fait des études d’ingénierie peut seulement être un très bon point. Les Arts et Métiers offrent un module de 35h sur 5 jours pour tous les publics. D’autres apprentissages alloués par des formateurs pour des découvertes ou des perfectionnements sont aussi proposés dans des ateliers ou des stages. Les frais d’études sont souvent conséquents. Comme l’ENSAM qui propose un stage de 5jours à raison de 3000 euros, ou les formateurs indépendants réclamant 700 à 1000 euros par jour.

Ce nouveau secteur semble apporter une nouvelle ère. Mais est-ce qu’elle est juste une technologie de passage ou va-t-elle être pérenne pour chambouler nos vies et changerles emplois ? En jetant un œil sur les formations à suivre, on constate que l’impression 3D n’a pas tout à fait trouvé sa place pour prétendre à une installation définitive comme dans les autres pays. L’augmentation de recrutement actuelle est encore une vague à vérifier pour les années à venir.